Décret n° 2026-662 · cadre applicable depuis le 11 août 2026
Dossier illustrant le décret n° 2026-662 sur le consentement au démarchage téléphonique
Le changement de régimeDe l'opposition Bloctel à l'accord préalable

Le démarchage commence désormais par un oui.

Avec Bloctel, la protection reposait sur l'opposition du consommateur. Le nouveau régime inverse le principe : hors cas prévus par la loi, un professionnel doit avoir recueilli un consentement préalable avant de démarcher un particulier par téléphone, puis être capable d'en apporter la preuve.

La question n'est donc plus seulement « ce numéro figure-t-il dans un fichier ? », mais « que cette personne a-t-elle accepté, auprès de qui, pour quel objet et jusqu'à quand ? ».

AvantLe consommateur devait signaler son refus.Logique d'opposition
Aujourd'huiLe professionnel doit pouvoir démontrer le oui.Logique d'accord préalable

Les garanties concrètes

Un accord défini, limité et toujours contrôlable.

R. 223-1

Un accord précisément défini

L’appelant, l’objet de la prospection, le canal téléphonique et la durée doivent être présentés avant le choix.

R. 223-1

1 an maximum

La durée est annoncée dès le recueil et ne peut faire l’objet d’aucune reconduction tacite.

R. 223-2

Une preuve conservée 3 ans

Elle est enregistrée sous forme numérique et remise gratuitement au consommateur qui la demande.

R. 223-3 et R. 223-4

Un retrait à tout moment

La démarche ne doit pas être plus complexe que le recueil. Le retrait peut aussi être exprimé oralement.

Les limites du principe

Exceptions ciblées et interdictions qui demeurent.

Le consentement préalable devient la règle générale, mais il ne rend pas licite toute forme de prospection téléphonique.

Sources officielles : décret n° 2026-662, articles L. 223-1 à L. 223-7, DGCCRF et CNIL. Synthèse informative, sans valeur de conseil juridique.

Le périmètre du consentement
Deux professionnelles examinent ensemble la traçabilité d’un contact dans un bureau contemporain
Une référence partagéeLe même fait, lisible sans se croire sur parole.

Un consentement répond à quatre questions.

Son existence ne suffit pas. Il faut encore comprendre ce qu’il couvre et vérifier que cette autorisation correspond à l’action envisagée.

  1. Qui ?

    L’entreprise autorisée

    L’identité du professionnel et, le cas échéant, celle du tiers qui recueille l’accord pour son compte.

  2. Pourquoi ?

    L’objet de l’appel

    La nature des biens ou services proposés et une demande explicite d’accepter ou de refuser l’appel.

  3. Jusqu’à quand ?

    Une durée annoncée

    La période acceptée est bornée à un an maximum et ne se renouvelle pas tacitement.

  4. Encore valable ?

    Un état actuel

    La preuve d’origine se lit avec les événements survenus depuis : retrait, expiration ou révocation.